Découvrez la magie des cocktails slush : un été rafraîchissant
Il y a quelques années, Alex et moi avons commencé à préparer des cocktails en grande quantité et à les conserver au congélateur. Bien que le mot « batching » puisse sembler sophistiqué, nous n’étions pas loin des calculs basiques (« une once ? Non, une tasse ! ») et d’une bonne dose de fainéantise (ou devrions-nous dire, de préparation). Avoir des cocktails prêts à déguster, super froids pour éviter que la glace ne les dilue trop rapidement, c’était un véritable atout. De plus, il est toujours agréable de recevoir un ami et de se rendre compte que l’on a déjà des manhattans parfaits à disposition, comme si nous participions aux JO de l’hospitalité improvisée.


La découverte des cocktails slush
La plupart des cocktails préparés au congélateur sont assez simples : tièdes en entrant, glacés en sortant. Mais cette année, nous avons concocté des paper planes, que nous avons versés dans un bocal pour les mettre au congélateur pour plus tard. Après deux jours d’attente, trop fatigués pour en profiter, nous avons réalisé (préparez-vous pour le cours de science !) que les cocktails à faible degré d’alcool peuvent en fait geler. Comme nous avons dû l’apprendre un jour, l’alcool a un point de congélation plus bas que l’eau, ce qui explique pourquoi la vodka dans votre congélateur (merci, ma belle-famille russe !) est parfaitement versable. En revanche, les paper planes, qui contiennent du jus de citron, de l’Aperol léger et des spiritueux comme l’amaro et le bourbon, se retrouvent dans une consistance semi-sorbet que nous appelons slush.


Un chef-d’œuvre glacé
Honnêtement, qualifier cette préparation de “slush” lui fait du tort. En rédigeant des recettes de cocktails glacés au fil des ans, j’ai appris que maîtriser la texture en utilisant un mixeur peut s’avérer compliqué. Trop de liquide, ou un liquide pas assez froid et tout devient liquide. Pas assez de liquide, rien ne s’homogénéise. Des morceaux de glace trop gros ne se fondent jamais, alors que des morceaux trop fins fondent rapidement. Cependant, ces paper planes slush offrent la texture dont je rêve pour tous les cocktails mixés, sans aucune nécessité de mixeur : épais mais versables avec des éclats de glace agréables à croquer. C’est magnifique (merci à l’Aperol pour sa couleur orange éclatante), parfaitement équilibré (le bourbon adoucit, l’amaro harmonise, le citron apporte de la vivacité) et évoque une sucette dans un verre, avec juste l’effort de verser des ingrédients dans un pot et de les oublier pendant une journée. Cet été, nous allons briller avec cette recette.

